L’upcycling, c'est quoi ? Quelle différence avec le recyclage ?

L’upcycling, c'est quoi ? Quelle différence avec le recyclage ?
L’upcycling ça vous dit quelque chose ? On a tous déjà pensé à transformer un vieux vêtement pour le remettre au goût du jour. Et bien ça par exemple, c’est de l’upcycling.

Nous consommons aujourd’hui 3 fois plus qu’il y a 60 ans. Et pour cause, la société du tout-jetable nous pousse à renouveler nos biens à un rythme effréné et son impact environnemental et social est désastreux.

C’est tout le principe de l’upcycling, aussi appelé surcyclage : transformer un objet ou un matériau existant pour lui donner une nouvelle vie, souvent avec une nouvelle fonction et une valeur ajoutée. Mais quelle différence avec le recyclage ? Pourquoi l’upcycling est-il intéressant pour l’environnement ? Et comment se lancer chez soi ? On vous explique.

Quelle est la différence entre l’upcycling et le recyclage ?

L’upcycling (ou « surcyclage »), qui signifie littéralement “recyclage par le haut”, est l’art de faire du neuf avec du vieux, mais sans repartir de zéro.

Cela consiste à récupérer un objet, un produit ou un matériau existant, ou qu’on n’utilise plus, afin de leur redonner une seconde jeunesse en les transformant en produits de qualité ou d’utilité supérieure. On ne jette plus, on réutilise, on valorise, on transforme. D’ailleurs, presque tout peut être upcyclé, il suffit d’un peu d’imagination !

On confond souvent upcycling et recyclage. Pourtant, les deux pratiques ne reposent pas sur le même principe.

Le recyclage transforme la matière

Le recyclage consiste à traiter un déchet pour récupérer sa matière et fabriquer de nouveaux produits. Le produit initial est donc généralement détruit ou démantelé au cours du processus. Une bouteille en plastique peut par exemple être transformée en matière recyclée qui servira à fabriquer un nouveau produit.

Même s’il est important de continuer à trier ses déchets, le recyclage seul n’est pas suffisant. Le recyclage est indispensable pour certains déchets, mais il nécessite des opérations de collecte, de tri et de transformation qui nécessitent des dépenses énergétiques considérables et qui entraînent une déperdition de matière.

De plus, une matière ne peut pas toujours être recyclée indéfiniment. Dans le monde, seulement 14% des déchets plastiques sont triés, 10% sont réellement recyclés et 2% seront recyclés une seconde fois. Limiter l’impact environnemental des produits passe obligatoirement par l’allongement de leur durée de vie.

L’upcycling conserve l’objet ou la matière existante

Avec l’upcycling, on cherche au contraire à conserver directement l’objet ou le matériau pour le transformer. Un jean troué peut ainsi devenir un sac, une vieille commode peut être transformée en meuble de rangement ou des chutes de tissu peuvent devenir une housse de coussin.

L’upcycling se rapproche donc davantage des démarches de réemploi et de réutilisation, qui permettent de prolonger la durée d’usage des produits et de retarder leur transformation en déchets.

D’où vient le terme « upcycling » ?

Reiner Pilz mentionne le concept d’upcycling pour la première fois dans les années 90. Il opposait le recyclage « traditionnel » qu’il appelait « downcycling » (qui détruit tout) à l’upcycling. Cette technique permet à un produit de gagner de la valeur au lieu d’en perdre.

D’ailleurs, les pays en voie de développement l’ont d’abord utilisée pour pouvoir accéder à des biens de consommation inabordables. Et c’est par la suite qu’elle est devenue un concept éco-responsable et économique dans le reste du monde.

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Pourquoi donner une nouvelle vie à vos vieilles affaires

Avec l’upcycling, on réduit nos déchets et le gaspillage. Et pas seulement dans le secteur de la mode puisque des matériaux non textiles peuvent tout aussi bien être upcyclés (bois, papier, pneus…).

Le surcyclage, une pratique écologique

Contrairement au recyclage, qui implique la plupart du temps une dépense en énergie ou/et en eau, l’upcycling ne nécessite pas de transformation mécanique ou chimique de la matière. En effet, le produit est récupéré tel quel, puis amélioré de façon à lui apporter une nouvelle utilité.

Au niveau mondial, seulement 14% des déchets plastiques sont triés et 10% sont réellement recyclés.

Le fait de réutiliser des éléments existants est une solution pertinente. C’est même indispensable pour diminuer l’impact de la fabrication de nos biens de consommation sur l’environnement. On puise moins dans les ressources, on empêche l’extraction de matières premières et on évite un processus de fabrication polluant. On limite donc par la même occasion le gaspillage et on réduit sa production de déchets.

Dans une logique de consommation durable, mieux vaut donc commencer par faire durer ce que l’on possède déjà : éviter l’achat inutile, entretenir, réparer, réemployer, réutiliser… puis recycler ce qui ne peut vraiment plus être utilisé. L’ADEME présente d’ailleurs la logique « réduire, réemployer, recycler » dans cet ordre, car la prévention et l’allongement de la durée de vie sont prioritaires.

Faire du neuf avec du vieux, pas cher

Il y a là aussi un aspect économique majeur : la matière étant récupérée, elle ne coûte presque rien. Contrairement à l’achat d’un objet neuf standardisé, une création issue de l’upcycling peut être unique et adaptée à ses besoins.

L’upcycling permet de faire des économies

Il faut certes parfois quelques outils, un peu de temps et de savoir-faire. Mais l’upcycling peut aussi être une manière de réduire ses dépenses tout en développant sa créativité.

Concept responsable, éthique et avec un impact positif sur l’environnement, l’upcycling est devenu une vraie tendance aux bénéfices multiples. Petit à petit, ce mode de consommation alternatif essaye de s’insérer dans des processus plus industriels. Et, il pourrait bien devenir à terme un pilier essentiel de l’économie circulaire pour accélérer la transition écologique !

7 exemples d’upcycling créatifs que je peux faire à la maison

Pas besoin d’être un expert en bricolage pour commencer. Voici quelques idées simples pour donner une seconde chance à vos objets du quotidien :

  • Transformez un tee-shirt que vous ne portez plus en sac : Un vêtement trop usé pour être porté peut encore avoir suffisamment de matière pour devenir un sac, un tote bag ou des chiffons.
  • Donner une seconde vie à un meuble : Ponçage, réparation, changement de poignées ou modification de son usage : un meuble ancien peut retrouver une place dans la maison plutôt que de finir à la déchèterie.
  • Transformer des vêtements abîmés : Un pantalon troué peut devenir un short, une chemise peut être transformée en accessoire et un vieux jean peut servir de matière pour un sac ou des petits objets.
  • Réutiliser des chutes de tissu : Elles peuvent servir à fabriquer des pochettes, des lingettes, des housses ou des accessoires.
  • Utilisez des bouteilles pour en faire un vase.
  • Récupérez des palettes en bois pour les transformer en table de jardin ou en meuble d’intérieur.

Vous pouvez surcycler tout type d’objet : des meubles, du linge de maison (comme les rideaux, nappes, etc.), des vêtements (par exemple des chemises, des pièces en jean, ou encore votre robe de mariée !)…

L’upcycling est à la portée de tous et les possibilités sont multiples, un peu d’huile de coude et d’imagination et le tour est joué ! 

Un plan et des outils sur une table
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Comme expliqué plus haut, il est essentiel d’allonger la durée de vie des produits pour limiter leur impact écologique. Pour cela, l’association HOP – Halte à l’Obsolescence Programmée lutte depuis 2015 pour des produits plus durables et réparables.

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